J’ai maltraité des chats quand j’étais jeune,
alors qu’ils logeaient pourtant chez moi.
Je croyais qu’une entité m’observait,
dans un pur délire de persécution.

Mais autre chose en fond agissait.
Leur ambivalence m’insécurisait.
Indifférents,
tout autant que dépendants,
vulnérables.
Le reflet insupportable de qui j’étais.

J’oscillais entre deux pôles :
Adoption ou rejet.
Chaleur ou mépris.

Je devenais ce regard froid,
face à l’impuissance de sa proie.

Des pulsions,
incontrôlables,
venant d’un passé non conscientisé.

Aujourd’hui,
les ombres se sont dissoutes.
Je n’ai jamais adopté d’autres chats,
mais quand j’en vois un,
on ne fait pas que se croiser.
On se rencontre,
comme deux félins qui se reconnaissent.

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